Bonjour à tous !
Je dois l’avouer : c’est fait, mon mari s’est lancé et m’a offert un Cricut Maker ! Un vrai coup de chance. Seul hic : la machine de mes rêves n’atterrira chez moi qu’après Noël…
Mais attendre n’a jamais été mon fort. Alors, pour ne pas perdre une minute, j’ai déjà commencé à me plonger dans l’univers des accessoires. Et là, surprise : difficile de s’y retrouver tant l’offre est foisonnante, éparpillée, souvent disponible uniquement en anglais. Résultat, j’ai décidé de rassembler ici ce que j’ai appris. Peut-être que ce panorama vous sera utile, que vous soyez déjà équipé ou simplement curieux.
Le Cricut Maker, tout le monde le sait, c’est un outil caméléon. Découpe, pliage, embossage, gravure, perforation, dessin ou écriture… la liste des possibilités semble sans fin (et j’en découvre encore chaque jour).
Mais cette polyvalence a un revers : une multitude d’outils à apprivoiser. J’ai tenté de démêler tout ça, pour y voir plus clair. Vous trouverez ci-dessous une présentation détaillée de chaque outil, photos à l’appui pour mieux visualiser.
On commence par l’indispensable de tout traceur : l’outil de coupe. Et ici, pas question d’un simple couteau. Chez Cricut, « outil de coupe » rime avec diversité.
Côté lames, Cricut n’a pas fait les choses à moitié. On ne trouve pas seulement les traditionnelles lames fixes, mais aussi des couteaux rotatifs. Chaque lame se compose d’un support (appelé « housing » ou boîtier QuickSwap) et de la partie coupante elle-même (lame ou pointe). Cette conception permet de ne remplacer que la partie tranchante lorsque le besoin s’en fait sentir. Plus de détails à venir.
Alors, qu’est-ce qui existe aujourd’hui ?
Lame à pointe fine avec boîtier : normalement, cet outil se trouve déjà dans la boîte du Cricut Maker. Il est livré en version argentée (à moins que, comme moi, vous ne l’ayez pas encore vue… patience !). Si vous souhaitez en acquérir une supplémentaire, sachez qu’elle sera dorée.
Pas d’inquiétude, la lame reste identique, seule la couleur du boîtier change. Cette lame, au tranchant de 45°, excelle dans la découpe des matériaux fins : vinyle, flex, flock, papier, papier cartonné léger, ou même du simili cuir. Astuce : avec deux couleurs de boîtier, on distingue facilement une lame dédiée au papier d’une autre réservée au vinyle.
Quand la première lame fatigue, on peut acheter des recharges : lames « simples » ou « premium ». Les « premium », en acier au carbone allemand, promettent une meilleure longévité. Le changement se fait en un clin d’œil : on appuie sur la tige métallique du haut, la lame sort, on la retire prudemment, puis on insère la nouvelle par le bas. La goupille relâchée, la lame se met en place d’elle-même. Ceux qui connaissent le CB09 retrouveront le principe, mais ici, la manipulation est encore plus intuitive.
😉
Lame pour tissu renforcé (rose)
Visuellement, elle ressemble à la précédente, mais son boîtier est rose, en clin d’œil au tapis FabricGrip, conçu pour le tissu. Ce choix de couleur évite les confusions lors du passage d’un matériau à l’autre. On trouve aussi des paquets de recharges spécifiques, reconnaissables à leur embout rose.
Quelques précisions pour ne pas se tromper : la lame rose coupe du tissu préalablement renforcé, par exemple avec un entoilage thermocollant. Pour du tissu non renforcé, mieux vaut passer à la lame rotative (on y vient très vite).
À noter : les lames et boîtiers sont interchangeables entre la version fine classique et la version tissu renforcé, même si Cricut recommande d’associer le rose au tissu pour une organisation sans faille. Des utilisateurs préfèrent garder des boîtiers distincts pour chaque matériau afin d’éviter toute confusion.
Le tapis FabricGrip, disponible en 30×30 cm et 30×60 cm, maintient parfaitement le tissu pour que la coupe soit nette, sans glissement. Il est conçu pour résister aux sollicitations des lames à tissu. Conseillé : ne pas toucher la surface adhésive avec les doigts, ni la nettoyer inutilement.
Lame à coupe profonde (noire)
Voici un autre couteau, facilement reconnaissable à son boîtier noir. Son angle de coupe de 60° (plus aigu que les 45° des lames fines) et son acier spécial en font l’allié des matériaux plus costauds : aimants, panneaux de particules Cricut, feutre raidi, mousse, carton épais… Jusqu’à 1,5 mm d’épaisseur. Les découpes fines et complexes restent possibles, mais attention : chaque lame a son boîtier dédié, à ne pas intervertir.
Avant d’explorer les outils de nouvelle génération, une précision : les lames présentées ci-dessus sont compatibles avec la gamme Cricut Explore, mais certains accessoires sont désormais réservés au Maker. Son secret ? Le fameux « Adaptive Tool System », capable de délivrer une pression jusqu’à 4 kg et d’orienter précisément la lame sur le chemin de coupe. Ce système vérifie même que le bon outil est installé avant de démarrer.
Lame de couteau
Cette lame, montée sur un boîtier spécifique orné d’une roue dorée, ne fonctionne que sur le Maker. Elle est protégée par un capuchon en plastique transparent (à laisser en place, sauf pendant la coupe). Grâce à sa puissance, elle découpe le bois de balsa (jusqu’à 2,4 mm), le tilleul (1,6 mm), le cuir, les panneaux de particules Cricut, les passe-partout multi-plis ou encore la mousse jusqu’à 3 mm.
Ce n’est pas une lame de traînée : ici, la machine gère l’orientation et la pression avec précision. Le résultat, c’est une découpe nette même dans les matériaux difficiles, là où les lames classiques seraient vite dépassées.
À chaque première utilisation, il faut calibrer la lame (le programme guide la procédure). Les découpes peuvent durer longtemps, avec plusieurs passages et pressions variables selon le matériau. À noter : il vaut mieux travailler depuis un ordinateur pour éviter les coupures de connexion Bluetooth qui pourraient interrompre la découpe. La machine indique le temps estimé, et une fois la coupe terminée, on vérifie le résultat : si besoin, il suffit de relancer une passe en appuyant sur le bouton clignotant. Même en cas d’incident, tant que le bouton clignote, le Maker reprend là où il s’est arrêté.
Les lames de rechange existent : une fois émoussée, la lame se change facilement grâce à un capuchon spécial qui protège les doigts. On insère la nouvelle lame dans le support, on revisse, et c’est reparti. Ne jamais oublier de remettre le capuchon transparent entre deux utilisations.
Pour accompagner la lame de couteau, Cricut propose le tapis StrongGrip (violet), disponible en 30×30 et 30×60 cm. Le matériau est mieux maintenu si on le scotche sur les bords avec du ruban de peintre, pour éviter tout déplacement lors des nombreux passages de la lame. On retire immédiatement les déchets de coupe pour garder la surface propre. Le tapis peut être lavé à l’eau tiède, en le brossant doucement avec une brosse en plastique, puis séché à l’air libre. Cela prolonge nettement sa durée de vie.
Petite remarque : la lame de couteau n’est pas faite pour les motifs minuscules. Les trous doivent mesurer au moins 2 cm de diamètre, et les bords doivent être larges comme un crayon.
Pour les matériaux épais, mieux vaut repousser les roues en étoile du rouleau vers le côté pour éviter de marquer la surface. Ne jamais dépasser 28 cm (11 po) de largeur, sous peine de rencontrer des soucis lors du passage sous les rouleaux.
Plus un matériau est épais, plus le tapis collecte poussières et résidus. Pour retirer les gros morceaux, une pince à épiler fait l’affaire. Il ne faut surtout pas gratter la surface, cela ne ferait qu’enfoncer la saleté dans l’adhésif. Le lavage à l’eau tiède (voir plus haut) reste la meilleure option pour un nettoyage en douceur.
Voilà pour les lames « classiques ». Cricut a cependant bien d’autres ressources.
Lame rotative
La lame rotative, caractéristique du système « Adaptive Tool », est incluse avec le Cricut Maker. Si elle s’émousse, un kit de remplacement complet existe, comprenant une protection pour manipuler la lame en sécurité et un petit tournevis. L’installation est simple : on place la protection sur la vieille lame, on desserre la vis avec l’outil fourni, on retire la roue, puis on installe la neuve. Il faut que la roue soit bien fixée, sans jeu ni blocage, pour assurer une coupe parfaite. Après chaque remplacement, une recalibration s’impose (le programme guide l’utilisateur).
La lame rotative s’attaque à la soie, au coton, au jean, au lin, au jute, à la toile… tout tissu, sans besoin d’entoilage. Elle est aussi redoutable sur les matériaux tendres comme le papier de soie ou le liège. À noter : le couvercle transparent du boîtier protège le mécanisme, il ne doit jamais être retiré pendant la coupe.
Pour le tissu, c’est le tapis rose FabricGrip qui reste la référence.
Attention cependant : si le motif est trop petit ou trop sinueux, la roue risque de frotter sur le tapis, avec un risque d’usure prématurée. Cricut conseille de ne pas descendre sous 1,9 cm de hauteur pour les motifs, et d’éviter les tracés trop fins qui pourraient être coupés au-delà de la ligne prévue à cause de la forme ronde de la lame.
QuickSwap : boîtier et embouts interchangeables
Le système QuickSwap, typique du Cricut Maker, permet de changer facilement d’outil grâce à un bouton poussoir sur le dessus du boîtier. On peut ainsi remplacer une pointe par une autre, sans racheter le boîtier à chaque fois. Pour ne pas mélanger les embouts, chacun porte un numéro bien visible.
Voici les principaux outils compatibles QuickSwap actuellement disponibles :
- Roues de pliage (pour marquer les plis avec une pression inégalée)
- Lame de perforation (idéale pour les lignes détachables)
- Pointe de gaufrage (pour des effets 3D sur papier, bois tendre ou cuir)
- Lame ondulée (pour créer des bords festonnés facilement)
- Pointe de gravure (pour dessiner durablement sur métal, cuir, plastique, etc.)
La roue pliante simple (01) imprime un pli profond en roulant fermement sur le matériau. La double roue (02) trace deux lignes parallèles, parfaite pour les papiers épais ou à revêtement. Le logiciel Design Space suggère automatiquement la meilleure roue selon le projet. Il suffit ensuite d’insérer l’embout adéquat dans le boîtier QuickSwap, une pression sur le bouton, et c’est installé.
Le bon geste : toujours plier le matériau côté « beau » contre le tapis, et retourner le design si besoin avant découpe pour garder la symétrie.
La lame de perforation (11), quant à elle, roule sur le matériau en alternant des dents de 2,5 mm et des intervalles de 0,5 mm, parfait pour réaliser des coupons détachables ou des éléments à assembler. Elle n’est pas adaptée aux motifs complexes ni aux tracés trop proches, sous peine de fragiliser le matériau.
La pointe fine de gaufrage (21) attire la curiosité : sa bille en céramique imprime des motifs en relief sur des supports épais. Monogrammes, décorations en papier, cuir embossé… les possibilités sont variées. Petit détail : pendant l’utilisation, la pointe est régulièrement soulevée et tournée pour prolonger sa durée de vie, donc pas d’inquiétude si vous observez ce mouvement en cours de travail.
La lame ondulée (31), quant à elle, découpe des bords festonnés en un clin d’œil, même dans des matières difficiles à travailler. Pratique pour donner du style à un tissu non renforcé ou à du feutre, là où un couteau classique serait à la peine. Les motifs doivent rester simples et mesurer au moins 1,9 cm de haut, sinon la lame risque de sortir de la trajectoire. Il vaut mieux éviter les découpes trop complexes ou répétées qui pourraient altérer la régularité du motif.
La pointe de gravure (41) ouvre la porte à la personnalisation durable : marquage sur aluminium anodisé, cuivre, cuir ou plastique rigide. Idéal pour fabriquer des étiquettes, des bijoux ou des décorations. Le matériau doit être bien fixé avec du ruban adhésif pour éviter tout glissement. En fin de gravure, il faut parfois éliminer les bavures avec une brosse ou un chiffon doux, et poncer légèrement les bords si nécessaire. Travailler prudemment pour ne pas se blesser sur les éventuels éclats.
Dernière nouveauté à ce jour :
Le kit de transfert de film (bleu métallisé), sorti à l’automne 2020, élargit encore la palette d’effets. Ici, pas de lame mais trois pointes de tailles différentes, identifiées par des anneaux argentés (1, 2 ou 3 selon l’épaisseur du trait recherché). Ce système permet de transférer à froid des motifs métallisés sur papier, carton ou similicuir, sans chauffer la matière.
Le kit contient déjà feuilles or et argent et des bandes adhésives pour fixer le film lors du transfert. Si besoin, on peut utiliser du washi tape ou du ruban de peintre. Pour de bons résultats, il est conseillé de centrer le motif sur le tapis, de bien ajuster la zone à recouvrir, et surtout d’éviter que le film ne touche l’adhésif du tapis.
Le film doit être tendu et solidement fixé sur la zone de travail. On préfère de longues bandes d’adhésif, qui maintiennent parfaitement le film (contrairement à plusieurs petits morceaux qui laissent passer des plis). Si le motif est grand, il faut parfois fixer la matière autour du projet pour pouvoir bien coller le film.
Attention à ne jamais recouvrir le motif avec le ruban, ni à le placer sous les rouleaux noirs du tapis. Les roues blanches doivent être décalées pour éviter de laisser des traces sur le film.
Lors de la création sur Design Space, on choisit la pointe et la couleur souhaitées. La machine s’interrompt le temps de changer la pointe ou le film si besoin, et indique chaque étape à l’écran. Si une découpe doit suivre le transfert, le tapis est décalé pour permettre de retirer le film proprement avant la coupe.
Quand le stock de feuilles métalliques fourni est épuisé, Cricut propose différents packs de recharges : couleurs « Jewel », « Metallic », « Ruby »… en format 10×15 cm ou en grand format 30×30 cm (8 feuilles par couleur).
À noter : le kit de transfert fonctionne uniquement avec la version ordinateur de Design Space. L’application mobile n’est pas encore compatible, mais une mise à jour future pourrait tout changer.
Voilà donc l’ensemble des outils de coupe et leurs usages principaux avec le Cricut Maker.
Si ce panorama vous aide à y voir plus clair, tant mieux. Pour ma part, je me sens prête à attaquer la pratique après les fêtes, la liste d’accessoires en tête.
(Article de Martina pour la tante du comploteur) Tout en travaillant avec le programme, le cours en ligne Cricut de Miriam me guidera sûrement bien. Regardez-le aussi !






















